Une dose. Cette dose, la pire de toutes les doses, ce passage entre la vie et la mort. Devoir l'affronter pour la première foi, cette peur, la mort. Ce moment si difficile à expliquer, si dur à oublier, je ne pense plus qu'à ça. Arriver dans ce vaste lieu si stérile de tout signe de vie, si pure, la blancheur qui m'ébloui, l'étendu et moi au milieu de tout ça, je n'oublierai jamais. Avancer vers cette faible lueur blanche, si attirante, et si dur à atteindre. La peur qui s'installe et cette envie si forte de te rejoindre qui persiste. Il était désormais impossible de faire marche arrière, non j'étais obligé d'aller vers toi, comme un aimant attiré par du métal. Le temps passai et je marchais toujours vers cette lueur si mystérieuse, il était de plus en plus dur de marcher sur ce vague sentier perdu, mon c½ur ne le supportait pas, il était prit d'une tachycardie incroyable, ta force me perturbait, me terroriser oui, c'est le mot terroriser, quelques instants après ces battements bien trop fort, c'est mon souffle qui me jouait de mauvais tours, il se ralentissait, me privant d'oxygène, je suffoqué. Malgré tout ces handicaps je continuais mon long périple pour t'atteindre, je n'étais pas seule non, un nombre incalculable d'hommes et de femmes étaient là à mes cotés, tous pour toi. Leurs efforts ne suffisaient plus, chaque seconde de pauvre âmes faible succombé à ta force et s'écroulaient au sol, errant ainsi entre l'enfer et le paradis à tout jamais. La lumière blanche était de plus en plus forte, je me rapprochais dangereusement de mon but, la tête vacillant, mon rythme cardiaque si élevé, et se manque d'oxygène, je n'arrivais plus à avancer, abandonner? ça non jamais? Ne pouvant plus marcher, je me mise à ramper, sans force, mourante, à ta merci de ton bon vouloir. Tes mains si proche de moi m'effleuraient, ces frissons couvrant mon corps, oui tu étais là à quelque mètres de moi, éblouie par cette lumière si forte je rampais sans savoir ou j'allais, il ne restait qu'un mètre pour te rejoindre, mon corps dépérissait lentement, ma respiration se coupait, mon c½ur fit de même, j'étais maintenant paralysé et mourante devant toi. Puis durant un cour instant je me senti si bien, à l'apogée du bonheur, sans souffrance, sans inquiétudes, oui c'était elle la mort, elle rodait autour de moi. Puis un léger flottement m'envahis, et m'importa dans tes bras, les cieux, j'avais réussi à te rejoindre ô oui mon Dieu, j'étais enfin à tes côtés pour l'éternité.
mais j'ai énormément de mal à dire exactement se que j'ai ressenti.


